« VICTOR au pays des merveilles »


VICTOR est victime de la « grande maladie ». De celle que Baudelaire nommait « l’horreur du domicile ». Cette aversion à l’endroit de la sédentarité couplée à un appel de la nature l’a transfiguré en artiste nomade qui a pour terrain de jeu le monde. Son dernier terrain de prédilection : la mer Méditerranée. Son fidèle compagnon : Ti Madras (le bateau). Artiste nomade, seul capitaine à bord d’une existence sans cesse à régénérer par bouffées de liberté, il va puiser dans les veines et les marques sinueuses des pierres cette sublimation qui sied à sa seconde maladie non moins bénigne : la paréidolie. Une paréidolie qu’il partage avec l’auteur Marcel Jouhandeau qui écrivait à quatre vingt quatre ans : « Toutes les taches des plafonds et des murs, tous les mouvements des feuilles d’un arbre ou d’un voile me suggèrent subrepticement des silhouettes humaines, des visages, et ce monde inventé, suggéré, a beau être évasif, il me semble plus intime et essentiel à moi que le monde réel ». 
 

Extrait du texte d'Eric Dicharry, commissaire de l’exposition. 

PDF du dossier de presse 


Victor (Laurent Cotte) est né en 1957 à Grenoble. Vit et travaille à Bordeaux. Être engagé, créateur touche-à-tout, tour à tour peintre, sculpteur, vidéaste, photographe ou performeur, VICTOR est un artiste autodidacte qui doit son inspiration à l’observation du monde et à l’expérimentation des médiums et techniques classiques, modernes et contemporaines. 

Le vernissage en vidéo :